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Messagepar Neuh » 29 mars 2008 à 17:24:15

:vener: OUAIS BRULONS LES CONS
New old school à la Cabrel, Freerider organisateur de compétitions, catapulteur de mauvaise foi assumée.

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Ricoré
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Messagepar Ricoré » 29 mars 2008 à 18:14:11

wai t enflames pas...

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Messagepar Jerem » 29 mars 2008 à 18:59:37

Ricoré a écrit :wai t enflames pas...


Mdrrrr OWNED!

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Messagepar Ric'o » 31 mars 2008 à 13:26:27

Ricoré a écrit :wai t enflames pas...

toi tu devrais! :lol: :lol: :lol: et avec des allumettes et du bois sec pour ne pas polluer! :lol: :lol:
Je n'ai de compte a rendre qu'a Dieu et comme tout bon Krevard j'y crois pas des masses!Krevard's Krew kick your ass! K.K.:le con,la pute et le gland!

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Jibé
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Messagepar Jibé » 21 mai 2008 à 14:18:21

Par Fabrice Arfi

Mediapart.fr



Des tracts et des journaux de gauche saisis ; des représentants de la CGT écartés de la foule venue saluer le président de la République ; des militants de la LCR emmenés au poste de police et interrogés sur les raisons de leur engagement ; une jeune fille menottée par les forces de l'ordre, puis relâchée à la fin de la visite présidentielle... Plusieurs témoignages concordants recueillis par Mediapart accusent aujourd'hui les services de police d'avoir fait preuve d'un zèle tout particulier en marge de la venue, le 13 mai dernier, de Nicolas Sarkozy à Vienne (Isère).



Le président de la République s'était rendu pendant deux heures dans cette ville située à une trentaine de kilomètres au sud de Lyon pour fouetter les consciences sur le «pouvoir d'achat» des Français. En marge de la visite officielle, de nombreux opposants à la politique de M. Sarkozy, affiliés à un parti, à un syndicat ou simples citoyens, étaient venus se poster sur la place Miremont quelques dizaines de minutes avant le passage du cortège présidentiel. Ils ont discrètement été évincés de la voie publique après avoir fait l'objet de contrôles d'identité, de fouilles ou même d'interpellations policières.



Des photos prises par un journaliste de l'AFP, seulement diffusées sur le site du quotidien Libération le jour même, peuvent d'ailleurs témoigner d'une partie de ces incidents.

Le procureur de la République de Vienne, Franck Rastoul, avait, au préalable de la visite élyséenne, pris des réquisitions judiciaires autorisant un certain nombre d'interventions des forces de l'ordre pour assurer la sécurité du chef de l'Etat en vertu de l'article 78-2 du Code de procédure pénale. «C'est tout à fait classique. Les vérifications autorisées portaient sur la législation sur le port d'armes et de possibles actes de terrorisme», a expliqué le magistrat à Mediapart.



Mais d'après la dizaine de témoignages que nous avons recueillis, il apparaît que ce fut plutôt la liberté d'expression (à tout le moins celle d'aller et venir sur la voie publique) d'opposants au président de la République qui était placée, ce mardi 13 mai, dans le collimateur des autorités. L'Elysée n'a pas donné suite à nos sollicitations sur le sujet.



"Soit vous nous suivez gentiment, soit cela va mal se passer"





«Une heure environ avant l'arrivée de M. Sarkozy, vers 10h30, nous étions avec quatre copains du syndicat derrière les barrières de la place Miremont, comme plein d'autres gens», relate Jean-Michel Rabut, responsable CGT à Vienne.



«Nous ne portions ni banderoles, ni drapeaux, ni autocollants, rien du tout, et là, nous avons été montrés du doigt par le maire UMP de Vienne, Jacques Remiller, que je connais. Des policiers des Renseignements généraux et le sous-préfet sont venus nous voir pour nous dire qu'ils ne toléreraient pas notre présence au moment du passage de Sarkozy. Des policiers ont ensuite voulu procéder à notre contrôle d'identité. Ils nous ont emmenés dans une petite rue à l'écart en nous disant : «Soit vous nous suivez gentiment, soit cela va mal se passer.» Après quoi, les policiers ont affirmé que nous avions interdiction d'approcher la place Miremont et plusieurs CRS sont arrivés pour nous boucher la voie. Ils disaient: "Ce sont les ordres"», continue le syndicaliste.



Son témoignage a notamment été confirmé à Mediapart par Armand Azzola, un autre membre de la CGT, également présent sur les lieux. «Je n'ai jamais vu cela !» reprend M. Rabut, encore passablement échaudé deux jours après les faits. «C'est du grand n'importe quoi qui ressemble fort à un déni de démocratie. Et il faut bien voir que parmi les cinq personnes de la CGT il y avait deux femmes de 55 ans. Vous pensez la révolution qu'on allait faire...»



Plusieurs étudiants et lycéens interrogés par Mediapart, qui se souviennent d'une présence policière «très impressionnante» sur place, évoquent des manœuvres d'«intimidation physiques et verbales» des forces de l'ordre. C'est ce qu'affirme notamment Samy Dichy, étudiant de 23 ans : «Plusieurs policiers en civil se sont glissés au milieu des gens. Ils provoquaient verbalement les jeunes en disant qu'il ne fallait pas gêner le président, empêchaient de lever les bras, puis les ont éloignés.»



Le témoignage d'un journaliste de l'AFP





D'autres ont eu, ce jour-là, le loisir de visiter le poste de police local. Ce fut le cas de Leslie Salata, 23 ans, membre de la Fédération syndicale étudiante (FSE), et de Yael Bardy, lui aussi étudiant, et sympathisant du parti trotskyste d'Olivier Besancenot, la LCR. «J'avais sur moi une trentaine de tracts contre la réforme Darcos de l'éducation nationale et environ trois cents concernant des élections législatives partielles à venir dans le Rhône», relate Yael Bardy.



«Je me suis retrouvé dans la foule, poursuit-il. Au bout d'un quart d'heure, des policiers en civil sont venus pour un contrôle. Mon sac a été ouvert, mes tracts saisis, et ils m'ont emmené au poste sans la moindre explication. J'y suis resté deux heures. Le ton était cordial mais ils m'ont quand même interrogé sur pourquoi je suis entré à la LCR, comment et par qui. J'ai répondu, sans donner de noms.»



Leslie Salata, étudiante, membre du conseil d'administration de l'université Lyon 2, a également goûté un bref séjour au commissariat. «Nous étions place Miremont avec un camarade. La BAC [brigade anti-criminalité, NDLR] est venue nous contrôler. Il était environ 11h15 du matin. J'avais des tracts pour la manifestation du 15 mai et d'autres sur lesquels il y avait écrit «Sarkozy, chien de la bourgeoisie, dégage d'ici». Je n'avais pas mes papiers sur moi, mais mon ami oui. Quand les policiers nous ont dit qu'ils voulaient nous emmener au poste, j'ai demandé le motif. Personne n'a su me répondre ! L'interpellation s'est bien passée. Les policiers ont été très gentils, mais au poste ils ne savaient absolument pas sur quoi m'interroger. C'était quand même ridicule cette loi d'exception pour nous...»



Un jeune homme arborant une pancarte sur laquelle ont pouvait lire "La France, c'est 62 millions de personnes et pas seulement ceux qui possèdent une carte Gold" a, quant à lui, fini sa manifestation solitaire dans une camionnette de police, comme le montre une vidéo mise en ligne sur le site Dailymotion.



Une autre personne a également fait l'objet d'une interpellation, plus musclée celle-là, avec menottage à la clé. L'instant a été immortalisé par un photographe de l'Agence France-Presse (AFP), Jean-Philippe Ksiazek. Les photos, très "parlantes", ont été diffusées dès le 13 mai au soir sur le site LibéLyon. «J'ai pu constater que, systématiquement, les jeunes qui avaient des tracts, des journaux ou des autocollants de gauche ont été contrôlés, fouillés ou arrêtés, puis éjectés à au moins deux cents mètres du lieu de passage de Nicolas Sarkozy», raconte Jean-Philippe Ksiazek. «La fille que l'on voit menottée sur les photos avait refusé de se laisser fouiller. D'autres se sont vu confisquer des piles de journaux, comme Rouge ou L'Humanité», poursuit le journaliste.



Les pro-Sarkozy autorisés à quitter le travail plus tôt





Sous la signature «Marina de Vienne», une jeune femme a déposé dans la journée du 13 mai un témoignage sur le site alternatif Rebellyon qui laisse sérieusement à penser qu'elle est cette personne menottée que l'on voit sur les photos de l'AFP.



«Je sors de garde à vue, affirme-t-elle sur Internet. Je n'ai pas manifesté, j'ai simplement usé de mon droit de citoyenne française: la liberté d'expression. J'ai passé deux heures et demie en garde à vue parce que je portais deux affichettes format A4 avec les phrases suivantes : «L'ordre mon cul, la liberté m'habite / Certains l'ont choisi d'autres le subissent». Je n'ai pas haussé le ton, je n'ai pas engendré une quelconque révolte, manifestation ou rébellion, je n'ai interpellé aucun passant, je n'ai parlé à personne. Je ne suis pas connue des services de police, je n'appartiens à aucun parti politique, je ne suis pas syndiquée mais... selon l'ordre public, je n'ai pas le droit d'exprimer mon opinion personnelle en la présence du président de la République française, je suis accusée de troubles à l'ordre public, je n'ai pas eu de récépissé de mon arrestation et je n'ai pas obtenu de double de ma déposition au commissariat. »



Selon la préfecture de l'Isère, la Brigade anti-criminalité (BAC) a procédé au total à sept vérifications d'identité et deux interpellations pour «outrage et rébellion». Sans que les procédures n'aillent toutefois jusqu'au bout, concède David Coste, le directeur de cabinet du préfet. «Il n'y a pas eu de garde à vue. Les personnes ont été relâchées assez rapidement. Il faut bien voir que, pour nous, l'enjeu c'était la sécurité du chef de l'Etat. Sur une vidéo qui circule, on le voit qui reçoit quelque chose au visage», assure M.Coste, qui précise que «toutes les libertés fondamentales ont été respectées».



Mais si certains ont été empêchés physiquement d'assister au passage de Nicolas Sarkozy devant la Salle des fêtes de Vienne, d'autres y ont été sincèrement invités. La centaine de salariés d'Advivo, l'office HLM de la ville de Vienne présidée par le maire UMP de la commune, ont par exemple reçu dans la matinée du 13 mai un mail de la direction générale qui stipulait : «Compte tenu de la visite du Président de la République, ce jour, à la salle des fêtes de Vienne, le personnel qui le souhaite est autorisé à sortir à 11 heures 30 en informant au préalable son directeur de service.»



AJOUT LE 16 MAI 2008 :



Mediapart a reçu vendredi 16 mai un nouveau témoignage corroborant ceux déjà publiés dans l'enquête ci-dessus. Il émane de Benjamin Le Bas, 19 ans. Le voici :



"La veille de la venue de Nicolas Sarkozy, j'étais à Vienne pour des affaires personnelles. Le reste du temps je suis plus souvent à Lyon. Quand j'ai appris que le président de la République serait là, je suis allé voir. Il y avait beaucoup de CRS dans les rues. Je me suis fait fouiller une première fois. Place Miremont, j'ai retrouvé plein de gens que je connaissais. Des policiers se sont approchés de nous pour nous fouiller et contrôler notre identité. Ils voulaient nous écarter de la place. Je leur ai dit de me contrôler ici. Ils m'ont rétorqué qu'ils ne voulaient pas se donner en spectacle. On est finalement allé dans une petite rue à côté. Sur moi, je n'avais pas le moindre matériel militant ; je ne fais partie d'aucun mouvement d'ailleurs. Je ne faisais rien d'illégal. Les policiers n'ont pas avancé le moindre argument pour justifier ces contrôles. Avec d'autres, nous avons protesté verbalement. Nous avons finalement été emmenés au poste. Le commissaire a été incapable de me dire pourquoi j'étais là! J'ai été placé en cellule le temps que d'autres copains soient interrogés. Quand ce fut mon tour, des questions m'ont été posées sur mes idées politiques, sur une appartenance éventuelle à une organisation politique, si oui, laquelle... J'étais très choqué."




URL source: http://www.mediapart.fr/journal/france/ ... identielle
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Yashu
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Messagepar Yashu » 23 mai 2008 à 20:58:08

Merci Jibé ...
Je sais que je passe pour certains pour un extremiste, un naze qui en fait trop ...
Mais je persiste et je signe : nous arrivons à une dictature. Pas une dictature fasciste, mais une dictature.
Un jour le réveil sera douloureux.
Petit à petit les libertés reculent , il y a plein d'exemples....
Demain, tous fichés, tracés, avec un pouvoir fort et un peuple lobotomisé.
Le referendum anti constitution, la loi ogm, attaques contre l'afp, ... pleins d'exemples où le pouvoir se fout de la gueule du peuple juste pour lui montrer qu'il n'est rien, générer le désespoir, l'individualisme, l'égoïsme.
Le terrorisme n'est qu'un pretexte à la mise en place de lois contraignantes et liberticides ...
...et dans l'exemple de Jibé, même si les lois liberticides ne sont pas encore passées, la police fait déjà ce qu'elle veut ...

Mais bon ... on s'en fout n'est ce pas ?

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Messagepar Jibé » 24 mai 2008 à 13:20:14

Sache qu'on est loin de s'en foutre....Le blocage du pays prends forme apparemment....

Courage, soyons réaliste demandons l'impossible !


NON à la politique De Sarko et sa bande !


Le mouvement continue...



;)
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Messagepar Quas0 » 24 mai 2008 à 14:33:07

Yashu a écrit :Petit à petit les libertés reculent , il y a plein d'exemples.... Demain, tous fichés, tracés...

Tiens j'ai acheté mon pass Navigo Découverte cette semaine : 5€ pour avoir le droit de ne pas se faire tracer ni ficher par la RATP, c'est la fête ! :???:

happydead
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Messagepar happydead » 24 mai 2008 à 15:09:34

douche froide...
durant les zélection c'était pareil dans ses meetings... j'ai pleins de potes qui se sont fait éjecter à l'oeil.

faudrait médiatiser tout ça un peu plus fort mais le vautour tient aussi une grande parti des chaines et papiers...
d'ailleur je suis sur que certains ont lu le canard aprés la perqui de sarko...
là j'ai quand même ben rigolé !

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gsai
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Messagepar gsai » 06 oct. 2008 à 23:09:14

allez, pour le plaisir

Le krach des moulins à vent

L’ouragan financier navre les barons de l’information : ils avaient placé leurs euros en Bourse. Et ceux qui, dix ans plus tôt, célébraient « la dure et juste loi des marchés financiers » (Le Monde, 17.9.98) pestent à présent contre le capitalisme « immoral ».

«Depuis plus d’une décennie, les talibans du divin marché financier ont rejeté tous les avertissements, méprisé tous les contradicteurs et récusé toute tentative de régulation. Résultat : le divin marché a accouché d’un monstre comparable à la créature de Frankenstein, que personne ne parvient plus à maîtriser. » À la lecture de ces lignes signées Laurent Joffrin (Libération, 24.9.08), on se demande si leur auteur ne souffre pas du syndrome de Gilles de La Tourette, ce mal étrange qui pousse ses victimes à couvrir d’insanités leur entourage. En assimilant la finance à un procréateur de monstres, Joffrin injurie son papa spirituel, le banquier Édouard de Rothschild, qui l’a embauché avec amour en 2006, mais aussi Libération, dont il se vantait naguère d’avoir fait l’un des « instruments de la victoire du capitalisme dans la gauche (1) ». Hier encore, il réservait ses « avertissements » non pas au marché, mais à la « raideur anti-marché » des syndicats d’enseignants, accusés de vivre « dans la phobie du capitalisme et dans la détestation des valeurs de l’entreprise privée (2) ».
C’est l’un des effets les plus cocasses de la « crise financière mondiale »  : les dindons du Parti de la presse et de l’argent (PPA), qui exaltaient la liberté du capital, s’insurgent à présent contre son manque de règles. Ainsi du Monde, qui dénonce les fonds spéculatifs dont la crise a rogné le rendement : « Les hedge funds sont le trou noir de la finance mondiale » (22.9.08). Le Plan B a immédiatement actionné sa base de données délicieuses (BDD) (3). Un an plus tôt, le même journal s’interrogeait dans son supplément « Argent » : « Faut-il avoir peur des hedge funds ? » Bien sûr que non, concluait alors Le Monde, puisque ces fonds – estimés à 1 760 milliards d’euros, soit une hausse de 700 % en dix ans – « sont indispensables au bon fonctionnement des marchés » (28.10.07).
La débâcle immobilière qui expulse des centaines de milliers d’Américains de leurs logements n’altère pas l’allant de la presse française. Comme en témoignent les archives du Monde sur cette période, les dindons ont continué de glousser joyeusement tant que leurs plumes restaient au sec. « Wall Stret bat un record, la crise semble déjà oubliée », titre ainsi Le Monde du 3 octobre 2007, avant d’annoncer : « Malgré la crise financière, les marchés émergents nagent dans l’euphorie » (14.10.07). Ils ne sont pas les seuls : « Les investisseurs ayant misé ces dernières années sur les fonds spécialisés dans le luxe ne l’ont pas regretté, tant le secteur affiche une santé éclatante » (9.12.07).

Le dindon qui pleure sa farce
Huit mois après le déclenchement de la crise des « subprimes », le quotidien vespéral s’inquiète de ce que « la récession américaine pourrait être l’une des plus graves depuis 1945 ». Mais il se rassure aussitôt puisque « les patrons du CAC 40 ne ressentent pas la crise » (21.3.08). Éric Le Boucher non plus, qui brame en tête de sa rubrique économique : « Non aux scénarios catastrophes ! » (23.3.08). À cette date, le coût de la crise s’élève à 945 milliards de dollars, selon une estimation du FMI que Le Monde, soucieux de « restaurer la confiance », évacue dans un articulet (8.4.08). En revanche, la proclamation par des experts surpayés de l’OCDE, au moment où la banque d’affaires Lehman Brothers entame sa descente vers la liquidation, que « le pire de la crise est sans doute passé » (4.6.08) bénéficie d’un gros article.
Car les économistes sont aussi nuls que les journaux qu’ils abreuvent. « Il n’y aura pas de krach en 2008 », assurait en janvier un expert de la Deutsche Bank, David Naud (Le Monde, 2.1.08). « Le pire est passé. C’est fini », tranchait quatre mois plus tard Patrick Artus, l’un des économistes chouchous du PPA (Challenges, 3.4.08). « Wall Street bien armée pour rebondir », titre au même moment La Tribune (3.4.08), tandis que La Vie financière pronostique un « redémarrage sur les chapeaux de roue » (4.4.08). Lorsque la dégringolade des banques américaines ne peut plus être ignorée, les calamars de l’économie ripostent en vaporisant un nuage d’encre : « La crise est l’une des conséquences des attentats du 11 Septembre », suppute Denis Kessler, PDG de Scor (Le Monde, 28.8.08), tandis qu’un économiste du Monde invite à « lire la crise actuelle à l’aune des cycles économiques », aussi naturels que les saisons.
Fin septembre, tandis que George Bush promettait 700 milliards de dollars à ses argentiers dans le besoin, les chaînes de radio et de télévision françaises – sans parler du Figaro et de L’Express – s’arrachaient George Soros, un richissime spéculateur américain qu’elles vénèrent pour son « franc-parler » et sa « clairvoyance ». « Vous aviez tout prévu ! » lui lance, admiratif, l’animateur « culturel » de France 3, Frédéric Taddei (18.9.08). Quatre mois plus tôt, l’homme qui avait tout prévu déclarait en effet : « La crainte que le système financier ne s’écroule n’a plus lieu d’être depuis le sauvetage de Bear Stearns et la capacité de se défendre qu’a démontrée Lehman Brothers » (Les Échos, 10.4.08).



Notes :
1. Dans Les années Libé, film de Michel Kaptur, France 2, 2 juin 1993.
2. La Gauche bécassine, Laurent Joffrin, Paris, Robert Laffond, 2007.
3. Certaines des perles qui suivent ont été dérobées dans la vitrine de notre bijouterie universitaire Acrimed (www.acrimed.org). Des centaines de fourmis sardones envahissent actuellement les bibliothèques pour relever les palinodies du PPA dans tous les journaux et magazine d’« information ».



Le Plan B n°15 (octobre-novembre 2008)

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Messagepar Quas0 » 08 oct. 2008 à 09:23:41

Facile de mettre un gros paté de texte, j'en ai un aussi !

Appel à la manifestation pour le libertés publiques et contre le fichage samedi 11 :

Image

HR21.org a écrit : Journée internationale d’action du 11 octobre 2008 “Freedom not fear - Stop the surveillance mania !”

Une large coalition de collectifs et d’organisations vous appelle tous à rejoindre l’action organisée contre la surveillance excessive des gouvernements et des multinationales.

Le 11 octobre 2008, dans de nombreux pays, des gens vont descendre dans la rue avec comme mot d’ordre « Freedom not fear 2008 » . Des actions pacifiques et créatives, du défilé à la teuf, auront lieu dans un grand nombre de capitales européennes.

La surveillance-mania se propage à grands pas. Les gouvernements et les multinationales enregistrent, surveillent et contrôlent nos faits et gestes de manière toujours plus systématique. Quoi que nous fassions, quoi que nous disions ou à qui nous téléphonions, où que nous allions, quels que soient nos amis, ou nos centres d’intérêts, ou les groupes auxquels nous appartenons, le gouvernement « big brother » et les entreprises « little brothers » en savent de plus en plus sur nous.

Les atteintes à la vie privée et à la confidentialité qui en résultent remettent en cause la liberté de religion, la liberté d’expression, mais aussi le secret professionnel des médecins, des services sociaux, des avocats et des journalistes.

L’agenda des multiples réformes du secteur de la sécurité révèle la convergence de la police, des agences de renseignement et du militaire, menaçant de faire disparaitre la séparation et l’équilibre des pouvoirs.

Utilisant des méthodes de surveillance de masse, la coopération sans frontières des militaires, des services de renseignement et des autorités policières mène tout droit à de nouvelles frontières et de nouveaux murs, construisant ainsi de véritables forteresses en Europe et sur d’autres continents, visant directement les réfugiés, les gens “différents” mais également les militants et activistes politiques, les pauvres et les déshérités, ou encore les supporters sportifs.

Se sentant constamment épiés et surveillés, les gens ne peuvent plus défendre librement leurs droits ni lutter pour une société plus juste. La surveillance massive devient une menace pour l’avenir de nos sociétés libres et démocratiques. Elle met également en danger le travail et l’engagement des associations civiles.

De plus, la surveillance, la méfiance et la peur transforment progressivement notre société en un troupeau de consommateurs qui n’auraient “rien à cacher” dans une vaine illusion de sécurité totale ? Ils devraient être prêts à abandonner leurs libertés. Nous ne voulons pas d’une telle société !

Nous pensons que le respect de la vie privée est une part essentielle de la dignité humaine. Une société libre et ouverte ne peut exister sans une communication et des espaces inconditionnellement privés.

Le traçage et le fichage électronique systématiques de toute la population sont loin de nous protéger du crime. Ils coûtent des milliards d’euros et portent atteinte à la vie privée de citoyens innocents.

Sous le règne de la peur, et d’une sur-activité aveugle, les mesures de sécurité ciblées et pérénisées s’avèrent inefficaces, alors que dans le même temps, on omet de résoudre les problèmes quotidiens de la population, tels que le chômage et la pauvreté.

Afin de protester contre la sécuritaro-mania et la surveillance excessive, nous descendrons dans les rues des grandes villes de nombreux pays le 11 octobre 2008. Nous vous appelons tous à vous joindre à cette protestation pacifique. Les politiciens doivent comprendre que nous sommes prêts à descendre dans la rue pour défendre nos libertés.

Vous pouvez trouver les dernières informations sur les différentes manifestations et la liste des villes participantes sur:
http://wiki.vorratsdatenspeicherung.de/ ... _Fear_2008.

Nos demandes

1. Réduction de la surveillance

* Suppression de la conservation généralisée des logs de nos télécommunications (rétention de données).
* Abolir la collecte généralisée de nos données biométriques.
* Abolir la collecte généralisée de nos données génétiques.
* Supprimer la vidéosurveillance permanente et les techniques de détection automatique.
* Supprimer le financement pour le développement de nouvelles techniques de surveillance.
* Pas d’enregistrement généralisé de tous les voyageurs aériens (données PNR).
* Pas d’échange d’informations avec les États-Unis et autres États qui n’ont pas de protection efficace des données.
* Pas d’espionnage de nos ordinateurs, à distance ou non.
* Pas de surveillance et de filtrage des communications Internet (Paquet Télécoms UE).

2. Evaluation des moyens de surveillance existants

Nous appelons à un examen indépendant de tous les moyens de surveillance quant à leur efficacité et leurs effets secondaires préjudiciables.

3. Moratoire pour les nouveaux moyens de surveillance

Après l’armement des pays de ces dernières années, nous demandons le gel immédiat des nouvelles lois sécuritaires, qui restreignent les libertés civiles.

4. Garantie de la liberté d’expression, de dialogue et d’information sur l’Internet

* Interdire le déploiement de technologies de filtrage sur les infrastructures réseaux des FAI.
* Garantir que seul le juge indépendant et impartial puisse déclarer un contenu illicite et demander son retrait d’un site web.
* Créer un véritable droit de citation multimédia, aujourd’hui indispensable au débat public dans les démocraties.
* Garantir la protection des lieux communs d’information, de dialogue, et d’expression sur internet( sites participatifs , forums, blogs) aujourd’hui menacés par des lois inadaptées et qui poussent à l’auto-censure (”chilling effect”)

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Messagepar NIKOPOL » 08 oct. 2008 à 12:06:23

"visant directement les réfugiés, les gens “différents” mais également les militants et activistes politiques, les pauvres et les déshérités, ou encore les supporters sportifs. "

:lol:

"le gouvernement « big brother » et les entreprises « little brothers » en savent de plus en plus sur nous. "

re :lol:

"Des actions pacifiques et créatives, du défilé à la teuf"

c'est sur qu'avec un tel tas de branleurs, les gouvernement peuvent dormir sur leur 2 oreilles ! :lol:
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Messagepar gsai » 08 oct. 2008 à 13:00:06

:lol:

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Messagepar Quas0 » 08 oct. 2008 à 14:20:15

Ouais faut croire que quand des hippies et des nerds organisent une manif, ca donne ca... :lol:

Pour y aller plus sérieusement, trouve donc un congrès sur les pouvoirs de la Cnil et la future loi Hadopi ou sur la biométrie et le RFID, mais je suis pas sur que ca intéresse tout le monde. ;)

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Messagepar Neuh » 08 oct. 2008 à 16:28:58

Brûlez une préfecture ça va plus vite...
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